L’ÉSAVL-ARBAL propose pour sa Rentrée académique 2018-19 la manifestation « BEING [NOT] THERE  » Regards croisés sur l’œuvre de Rob Rombout. Pourquoi porter notre regard sur Rob Rombout ? Qui est-il ?

Pourquoi une manifestation autour de son travail et pourquoi la prendre en charge à Liège, par le biais d’une école en arts plastiques ? C’est qu’il faut explorer l’ancrage liégeois du cinéaste et son lien puissant au champ des arts plastiques.
Un des liens les plus évidents serait celui-ci : le documentaire de création, face à sa mise à l’écart des écoles de réalisation cinématographique, et des circuits de diffusion (le circuit arts et essais disparaissant progressivement), seules les écoles d’arts plastiques, les réseaux de diffusion en arts contemporains et les milieux artistiques correspondants, ont pu les accueillir. On se souviendra des installations de Chantal Akerman, d’Agnès Varda…
Ainsi, au sein de l’atelier de vidéographie de l’ÉSAVL-ARBAL, le documentaire de création, sous toutes ses formes, en ce qu’il intègre des spécificités d’arts contemporains, fond et forme, a été investi par les séminaires de Patrick Leboutte.

Un lien plus profond existe encore : il se loge dans la volonté transdisciplinaire de Rob Rombout. Sa production filmique voyage en effet entre le cinéma d’auteur, le document de création, l’essai filmique, le film d’art, l’art vidéo (ou sa composante filmique le cinéma expérimental) et le reportage. Dans chacune de ses réalisations domine l’une ou l’autre écriture emprunte de ces genres. Il s’en dégage ainsi un univers extrêmement riche, foisonnant, toujours renouvelé, avec quelques prises de risques, parfois «  entre-deux  » : à la marge. Avec les praticiens du champ de l’art contemporain, Rob Rombout partage ceci qu’il considère la recherche sur l’entre-deux comme enjeu fondamental de la pratique artistique. Tout comme en cinéma : la magie s’opère dans l’interstice entre deux plans, le raccord.

À creuser encore ce lien, dans ses multiples et vastes facettes, on découvre les nombreuses références à l’art plastique (les points de vue du fond et de la forme) déployées par le cinéaste.
Rob Rombout a émergé dans les années 80, à Liège. Liège alors était un haut lieu international de l’art vidéo et de la vidéo de création. Cet «  âge d’or  » de la création vidéographique − dont témoigne la création d’un atelier de vidéographie à l’ÉSAVL-ARBAL − durera de la deuxième moitié des années 70 à fin des années 80. Il s’agit d’une période de pleine inventivité, ou la création vidéographique se cherche et se trouve, par exemple, au travers de structures télévisuelles de soutien (comme Canal Emploi).
La fin de cette période est marquée symboliquement par la disparition de sa figure de proue, Jacques-Louis Nyst − fondateur, en 1985, de l’atelier de vidéographie de l’ÉSAVL-ARBAL et son premier professeur −, en 1996, et de sa femme, Danièle Nyst, co-réalisatrice, en 1998.
C’est à cette période d’«  âge d’or  », qu’émerge Rob Rombout (mais aussi les frères Dardenne), pourrait-on dire, dans l’esprit de la vidéo comme création.
Alors que beaucoup d’autres artistes en vidéo de création ne passeront pas le cap des années 2000, Rob Rombout poursuit sa route, notamment en renouvelant ses matériaux : tout comme les frères Dardenne, il passe à la pellicule. Le film devient ainsi le support, mais pas le récit. Rob Rombout demeure dans le cinéma documentaire, et par certains égards, conserve des pratiques de vidéo de création héritées de cet âge d’or liégeois.
Le meilleur témoignage de cet enracinement dans la création vidéo est son travail avec Robert Cahen, un des artistes plasticiens les plus importants et novateurs en matière de vidéo d’art durant la période d’«  âge d’or  » liégeoise, et invité exceptionnel de cette manifestation (plus d’informations à Robert Cahen).

L’ÉSAVL-ARBAL propose pour sa Rentrée académique 2018-19 la manifestation «  BEING [NOT] THERE  » Regards croisés sur l’œuvre de Rob Rombout. Pourquoi porter notre regard sur Rob Rombout ? Qui est-il ?

Pourquoi une manifestation autour de son travail et pourquoi la prendre en charge à Liège, par le biais d’une école en arts plastiques ? C’est qu’il faut explorer l’ancrage liégeois du cinéaste et son lien puissant au champ des arts plastiques.
Un des liens les plus évidents serait celui-ci : le documentaire de création, face à sa mise à l’écart des écoles de réalisation cinématographique, et des circuits de diffusion (le circuit arts et essais disparaissant progressivement), seules les écoles d’arts plastiques, les réseaux de diffusion en arts contemporains et les milieux artistiques correspondants, ont pu les accueillir. On se souviendra des installations de Chantal Akerman, d’Agnès Varda…
Ainsi, au sein de l’atelier de vidéographie de l’ÉSAVL-ARBAL, le documentaire de création, sous toutes ses formes, en ce qu’il intègre des spécificités d’arts contemporains, fond et forme, a été investi par les séminaires de Patrick Leboutte.

Un lien plus profond existe encore : il se loge dans la volonté transdisciplinaire de Rob Rombout. Sa production filmique voyage en effet entre le cinéma d’auteur, le document de création, l’essai filmique, le film d’art, l’art vidéo (ou sa composante filmique le cinéma expérimental) et le reportage. Dans chacune de ses réalisations domine l’une ou l’autre écriture emprunte de ces genres. Il s’en dégage ainsi un univers extrêmement riche, foisonnant, toujours renouvelé, avec quelques prises de risques, parfois «  entre-deux  » : à la marge. Avec les praticiens du champ de l’art contemporain, Rob Rombout partage ceci qu’il considère la recherche sur l’entre-deux comme enjeu fondamental de la pratique artistique. Tout comme en cinéma : la magie s’opère dans l’interstice entre deux plans, le raccord.

À creuser encore ce lien, dans ses multiples et vastes facettes, on découvre les nombreuses références à l’art plastique (les points de vue du fond et de la forme) déployées par le cinéaste.
Rob Rombout a émergé dans les années 80, à Liège. Liège alors était un haut lieu international de l’art vidéo et de la vidéo de création. Cet «  âge d’or  » de la création vidéographique − dont témoigne la création d’un atelier de vidéographie à l’ÉSAVL-ARBAL − durera de la deuxième moitié des années 70 à fin des années 80. Il s’agit d’une période de pleine inventivité, ou la création vidéographique se cherche et se trouve, par exemple, au travers de structures télévisuelles de soutien (comme Canal Emploi).
La fin de cette période est marquée symboliquement par la disparition de sa figure de proue, Jacques-Louis Nyst − fondateur, en 1985, de l’atelier de vidéographie de l’ÉSAVL-ARBAL et son premier professeur −, en 1996, et de sa femme, Danièle Nyst, co-réalisatrice, en 1998.
C’est à cette période d’«  âge d’or  », qu’émerge Rob Rombout (mais aussi les frères Dardenne), pourrait-on dire, dans l’esprit de la vidéo comme création.
Alors que beaucoup d’autres artistes en vidéo de création ne passeront pas le cap des années 2000, Rob Rombout poursuit sa route, notamment en renouvelant ses matériaux : tout comme les frères Dardenne, il passe à la pellicule. Le film devient ainsi le support, mais pas le récit. Rob Rombout demeure dans le cinéma documentaire, et par certains égards, conserve des pratiques de vidéo de création héritées de cet âge d’or liégeois.
Le meilleur témoignage de cet enracinement dans la création vidéo est son travail avec Robert Cahen, un des artistes plasticiens les plus importants et novateurs en matière de vidéo d’art durant la période d’«  âge d’or  » liégeoise, et invité exceptionnel de cette manifestation (plus d’informations à Robert Cahen).

L’ÉSAVL-ARBAL propose pour sa Rentrée académique 2018-19 la manifestation «  BEING [NOT] THERE  » Regards croisés sur l’œuvre de Rob Rombout. Pourquoi porter notre regard sur Rob Rombout ? Qui est-il ?

Pourquoi une manifestation autour de son travail et pourquoi la prendre en charge à Liège, par le biais d’une école en arts plastiques ? C’est qu’il faut explorer l’ancrage liégeois du cinéaste et son lien puissant au champ des arts plastiques.
Un des liens les plus évidents serait celui-ci : le documentaire de création, face à sa mise à l’écart des écoles de réalisation cinématographique, et des circuits de diffusion (le circuit arts et essais disparaissant progressivement), seules les écoles d’arts plastiques, les réseaux de diffusion en arts contemporains et les milieux artistiques correspondants, ont pu les accueillir. On se souviendra des installations de Chantal Akerman, d’Agnès Varda…
Ainsi, au sein de l’atelier de vidéographie de l’ÉSAVL-ARBAL, le documentaire de création, sous toutes ses formes, en ce qu’il intègre des spécificités d’arts contemporains, fond et forme, a été investi par les séminaires de Patrick Leboutte.

Un lien plus profond existe encore : il se loge dans la volonté transdisciplinaire de Rob Rombout. Sa production filmique voyage en effet entre le cinéma d’auteur, le document de création, l’essai filmique, le film d’art, l’art vidéo (ou sa composante filmique le cinéma expérimental) et le reportage. Dans chacune de ses réalisations domine l’une ou l’autre écriture emprunte de ces genres. Il s’en dégage ainsi un univers extrêmement riche, foisonnant, toujours renouvelé, avec quelques prises de risques, parfois «  entre-deux  » : à la marge. Avec les praticiens du champ de l’art contemporain, Rob Rombout partage ceci qu’il considère la recherche sur l’entre-deux comme enjeu fondamental de la pratique artistique. Tout comme en cinéma : la magie s’opère dans l’interstice entre deux plans, le raccord.

À creuser encore ce lien, dans ses multiples et vastes facettes, on découvre les nombreuses références à l’art plastique (les points de vue du fond et de la forme) déployées par le cinéaste.
Rob Rombout a émergé dans les années 80, à Liège. Liège alors était un haut lieu international de l’art vidéo et de la vidéo de création. Cet «  âge d’or  » de la création vidéographique − dont témoigne la création d’un atelier de vidéographie à l’ÉSAVL-ARBAL − durera de la deuxième moitié des années 70 à fin des années 80. Il s’agit d’une période de pleine inventivité, ou la création vidéographique se cherche et se trouve, par exemple, au travers de structures télévisuelles de soutien (comme Canal Emploi).
La fin de cette période est marquée symboliquement par la disparition de sa figure de proue, Jacques-Louis Nyst − fondateur, en 1985, de l’atelier de vidéographie de l’ÉSAVL-ARBAL et son premier professeur −, en 1996, et de sa femme, Danièle Nyst, co-réalisatrice, en 1998.
C’est à cette période d’«  âge d’or  », qu’émerge Rob Rombout (mais aussi les frères Dardenne), pourrait-on dire, dans l’esprit de la vidéo comme création.
Alors que beaucoup d’autres artistes en vidéo de création ne passeront pas le cap des années 2000, Rob Rombout poursuit sa route, notamment en renouvelant ses matériaux : tout comme les frères Dardenne, il passe à la pellicule. Le film devient ainsi le support, mais pas le récit. Rob Rombout demeure dans le cinéma documentaire, et par certains égards, conserve des pratiques de vidéo de création héritées de cet âge d’or liégeois.
Le meilleur témoignage de cet enracinement dans la création vidéo est son travail avec Robert Cahen, un des artistes plasticiens les plus importants et novateurs en matière de vidéo d’art durant la période d’«  âge d’or  » liégeoise, et invité exceptionnel de cette manifestation (plus d’informations à Robert Cahen).